O Tu, Tu stella di luce furente.

O Tu, Tu stella di luce furente.

Ora ridi, tu, stella di luce furente, splendida e accesa sopra il casto orizzonte di tempi. Entro un arco di cielo presente. Oltre i monti coronati dal sublime del tempo moderno. La fugace comparsa del suo sapido niente. Ti ho veduta che ero bambino farti prossima al mio sguardo incantato. Vicino. Ti ho inseguita, nel grembo dei giorni. Con coraggio addestrato da secoli stanchi a lenire il mio grande spavento. Ho sperato nell’attesa. Negli eterni ritorni. Ho scandito con passo di danza la tua mite, gioiosa sequenza.

Ora giunto al confine di questo Mistero, sopra il ciglio di abisso e di luce del vero, non avverto più salda la soglia. Trema e indugia il mio passo. Io non so se devo o se posso. Inoltrarmi ancora con te nella vasta avventura che fa lieve il mio canto. Lo sigilla in un tempo che dura. O se devo abbracciato al mio ego svanire, fra le cose del mondo contrite e solenni come un segno qualunque sfumare.

Sento il morso degli anni che mi stringe con passione accanita sul cuore. Sento il mite richiamo di tutti gli amanti sussurrare nell’imo delle più caste ore. Sento te. Luce arcana e divina che mi chiama con voce suadente dalla prima mattina.

E mi chiedo se il monaco folle che sempre ha abitato il mio corpo stregato da te, nel poeta come in cella di cenobio murato, non mi chiami a tacere per sempre. Dentro l’eco del mondo che risuona dell’eco infinita ed eterna di ogni estrema parola. Dove l’io che s’intona ha una sola armonia, la sua nota solitaria e più casta. La tua musica indifesa di cui tutto il creato risuona.

Io ti prego, in quest’ora solenne, o mia stella di luce furente, torna ancora a guidare la mia fronte scomposta nella luce cosciente che innamora la vita e le cose. Torna ancora a brillare. Nella quiete che fa bella la notte, tu, o stella di tutte le rotte, torna ancora il silenzio invocare. E sussurra nell’azzurro del buio le parole che sai più composte e sagaci. Spargi dentro l’inane fatica dell’uomo le più intatte tue luci. Fa che siano ancora ogni gesto e ogni nota piene della silente bellezza che inonda le preci!

Alfabeti del mondo.

Ospitaletto,21. 06. 2000, ore 10.45.

Solstizio d’estate

 

Alfabeti del mondo

Si staccò dalle cose in lettere chiare

volando, l’alfabeto del mondo

e l’uomo che giacque nel primo silenzio,

il profondo, invocò l’innocenza

per miracolo ancora in parole il pensiero

ispirato esprimendo. Parlando.

 

In «Fessura di Silenzio», Brescia, 2001.

Crematorio di pensieri.

Milano, intervallo in aula… 27. 01. ’999

 

Crematorio di pensieri

Ho fatto un brutto sogno, ad occhi aperti,

e non di notte, in pieno giorno, ieri.

Cremavano  i cervelli  con dentro, vivi,

tutti i miei pensieri. L’indagine eretta

a sistema nel fondo del nulla

confina l’umana mia pena. Al primo

sollievo placebo rideva la iena,

ho fatto un rilievo, diceva,  preciso,

io credo, statisticamente esatto.

Qui vedo in colonna al tuo nome

incrociata la cifra perfetta

del matto.

 

 

Da «Euforismi», in “Luce d’abissi”, Brescia 1999

Agapé.

Agapé’

par Isabelle Pariente-Butterlin

Le langage, comme un paysage de brumes, parfois, déploie ses possibles, dans lesquels nous sommes perdus comme des voyageurs espérant la possibilité du retour.

Parmi eux, on entend, on remarque une voix, une seule, qui se détache des autres, sans d’ailleurs que pour cela elle fasse rien, on s’en voudrait presque de la remarquer trop, tant elle ne le demande pas, tant elle ne demande rien, et énonce, seulement, dans le silence, sa pure présence. Qu’on entend. Infiniment justement. Qui se détache des autres. Involontairement. Sans rien provoquer. Simplement parce que nous avons, pour la ressentir, et la saisir dans les lignes et les courbes qu’elle déploie, un sens tout particulier. Une attention toute particulière. L’instant auparavant nous ne nous savions pas l’avoir. Nous ne nous savions seulement pas l’avoir.

Le langage, comme un paysage de brume bleutée.

Dans les conversations qui se mêlent, comme des lignes musicales, l’une d’entre elles nous est évidente. Il y a, dans le geste de l’amitié, dans l’accueil de l’amitié, une évidence très calme. Les phrases de l’un à l’autre répondent, les éclats de rire de l’un à l’autre répondent, les sourires, les silences, et rien de tout cela ne pèse, et rien de tout cela ne se défait, ne se délite dans le temps. Rien. Je te retrouve, ami, après des mois de silence. Après des mois de silence (sans doute parce que la vie est absurde, la plupart du temps), et l’évidence très calme de notre amitié se déploie avec la même précision que la dernière fois que nous nous sommes parlé.

La brume estompe les silhouettes, le silence recouvre les voix dans la distance, on pourrait croire que tout se perd. Et le chemin dessine l’éloignement. On pourrait croire que tout se perd.

L’ami réapparu reprend avec précision les contours de ce qu’il n’a jamais cessé d’être. Il n’a jamais cessé d’être lui, l’ami, au fur et à mesure de ses disparitions, réapparitions dans la brume bleutée des jours. Le temps n’est presque rien, sinon une très légère accentuation de son sourire au coin des yeux. Il réapparaît. Assurément nos vies ne sont pas mêlées, l’ami sait de ma vie ce que je veux lui en dire, et je sais de la sienne ce qu’il m’en conte, rien de plus, nous n’irons pas un pas plus loin, il n’y a entre nous presque pas de questions ; je sais comme il sait, la version de la vie qu’il se raconte à lui-même, et lui sait celle que je me raconte de ma vie, qui ne prétendent pas à la vérité. Nous avons les vies dont nous nous faisons le récit. Je remarque seulement qu’il tente de me rendre le récit que je me fais de la mienne un tant soit peu plus douce, un tant soit peu plus souriant, toujours un peu plus souriant, quitte à rire de nos chagrins. Les lignes mélodiques de nos voix se mêlent, et s’infléchissent, toujours un peu.

Rien de plus. Nous ne pouvons rien l’un pour l’autre, sinon le don tranquille de l’amitié, qui implique les autres dons, tous ceux que nous voulons bien recevoir. Rien de plus.

Une fois, parfois, il faudra passer outre, très rarement, le plus rarement possible et avec d’infinies précautions, et aller un pas plus loin que ce que l’ami accepterait, si on le laissait faire, mais ce sont choses très difficiles à évaluer. Seule l’amitié au long cours supporte de tels dons, radicaux et incompréhensibles à quiconque ne l’a pas parcourue de même. Et puis elle reprend son cours, calme et tranquille. Et nous mène à nous comprendre à travers le silence même. Les paroles prononcées pourraient ne pas l’être, et qu’elles le soient est un autre don. Ainsi, elle se résorbe dans des formes de plus en plus lisses. Comme si, d’un fractal, nous en venions à parcourir des séquences si minuscules que même sous la pulpe très sensible de nos doigts, elles sont à peine présentes. Nous en disant très peu, nous comprenons de nous ce qu’il y a à comprendre. Ce que nous voulons bien donner à comprendre. Qui suffit. À l’amitié toute entière. Et à rendre possibles ses déploiements.

Rien de plus. Une silhouette amie sur le monde. Soudain, sa voix réapparaît à l’oreille, dans la cacophonie du monde, juste à l’oreille, quelques mots, un message laissé sur un répondeur, et sa présence possible soudain se dessine. Toute entière. Dans quelques jours, il sera là, il poussera notre porte, ou nous la sienne, voilà bien une précision qui n’a aucune importance, et le cours jamais interrompu de l’amitié reprendra, dans une conversation et des éclats de rires, et des silences qui ne brisent rien, que rien ne brisent, et qui se dessinent entrelacés sur la surface en miroir du monde.

L’amitié vient tisser sa temporalité et l’enroule au monde, comme un lierre sûr et vivace.

 

 [qui la traduzione in Lingua italiana di Giordano Mariani]

Convivio.

Convivio.

Da tempo, da molto tempo, avrei voluto aprire lo spazio del blog all’ospitalità di altre voci oltre la mia. Il tempo è per me la coscienza (e l’anima stessa è la sostanza viva del pensiero, nella creatura bene allineata interiormente e, oserei dire, umanamente compiuta). Dunque, ho dovuto attendere il tempo della coscienza matura per decidermi al passo. Non è però tutto. L’ospitalità contempla la presenza dell’ospite e della persona ospitata. Quindi, ho dovuto attendere che l’ospitalità incontrasse un suo possibile destino. Infine, le circostanze, il contesto, diremmo oggi, o, forse, con il poeta, e propriamente in senso poetico, le “occasioni”. Intese naturalmente non quali opportunità mondane, ma quali punti di intersezione del destino con la propria vocazione (chiamata?) ontologica. Quando l’anima risponde al proprio destino e la creatura risponde del proprio cammino.

Tutto si è allineato durante gli ultimi mesi e così, nei pressi del Natale, ho saputo dentro me che il passo sarebbe stato prossimo a compiersi.

Il sentiero di senso lungo il quale avrei cercato di aprire un nuovo cammino, si sarebbe chiamato Agapé. Tornerò forse con un post successivo sul significato, nome e sostanza, di tale decisione. Qui ed ora mi preme unicamente sottolineare quali fondamenti siano sottesi a tale scelta. Oltre e prima (o dopo, a seconda dei gradi di consapevolezza di ciascuno) ci sono nella natura stessa dell’agapé, per la cui diversa accezione storica e filosofica rimando ai canoni attestati, libertà e gratuità. Le assumo qui nella propria più ampia valenza antropologica, declinata nell’essenza ontologica di questo contesto: che è, non lo voglio dimenticare io stesso per primo, comunicativo. Nelle sue diverse e vitali declinazioni. Poetiche, soprattutto.

Immagino che ciascuno di noi avverta sullo sfondo di tale contesto l’eco, non sempre conviviale e contemplativa, di uno sferragliare di parole. Più simili a corpi d’offesa che non a carezze dense di senso e di attesa di comunione. La scelta della libertà può essere dolorosa, per quanto gratificante. Quella della gratuità, estremamente onerosa, per quanto premessa, spesso, di libertà. Libertà e gratuità che non pertengono, almeno per quanto riguarda la mia esperienza e rispetto alle mie convinzioni, unicamente la sola condizione fisica e l’assenza di un costo economico. Tornerò sui punti.

L’agapé, il fraterno convivio comunicativo, che penso, che sogno, che da sempre tento di vivere per lievi scarti di senso, non in opposizione al reale bensì in sintonia con le sorgenti interiori, sollecita e postula altre bellissime parole. Piene di vita e di fondamento. Dono. Offerta. Ospitalità. Luce. Relazione. Tutte sussunte nel compimento estremo di ciascuna, la Carità. Di nuovo, l’Agapé.

Poco più di un anno fa, del tutto casualmente come spesso accade in rete, (ma esiste davvero il caso e quale è il suo vero nome, se uno ne ha? Grazia, forse?), ho iniziato un dialogo con Isabelle Pariente-Butterlin. Quando ho sentito finalmente maturo il tempo di aprire il blog ad altre scritture oltre la mia, ho pensato subito e prima di tutti a lei.

E’ in virtù di tale dialogo, della attenta e generosa attitudine di Isabelle Pariente-Butterlin a viverlo, che, in prossimità del Natale, mi sono permesso di chiederle:

«Da tempo penso che sarebbe splendido se lei volesse regalarmi la bellezza di un suo scritto da ospitare sul mio blog, extemporalitas. Da tempo medito sulla circostanza del Natale quale occasione favorevole e propizia per avanzare la mia proposta.

[…] Con il suo scritto, se mai decidesse di farmi il grande dono di inviarlo, inizierei un nuovo “Sentiero di senso”, che intitolerei “Agapé”. [...]

Mi piacerebbe che lei potesse scrivere [...] Perché nel suo stilema filosofico, […], si avverte sempre la latenza, e spesso non solo, di un afflato poetico che urge e si apre nella e dalla profondità dell’umano cui attinge e di cui con delicatezza, sempre, dice.[...]».

Isabelle, in perfetta armonia spirituale con il vento interiore che amerei spirasse in tutta l’agapé e per tutta la sua durata, e credo in tutta coerenza con il profondo di sé, mi ha risposto inviando il testo che pubblico qui con il titolo di «Agapé». Come spesso accade, è andata molto più in alto ed oltre rispetto alle mie domande. Credo che nessun testo più del suo possa significare a pieno e compiutamente la sostanza dell’agapé. Che inizia oggi, qui, con lei e grazie a lei, in modo esemplare.